Torah

Bénédiction de la montée à la Torah : texte en hébreu, phonétique et traduction

Par Nathan LEVY · Publié le 30 septembre 2026 · 11 min de lecture

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Franges d'un talith rayé bleu touchant un rouleau de la Torah ouvert

La bénédiction de la montée à la Torah se dit en deux temps : avant la lecture, l’appelé invite l’assemblée à bénir (« Barékhou ») puis remercie Dieu de nous avoir donné la Torah ; après, il récite une seconde bénédiction pour la « Torah de vérité ». Voici les textes exacts en hébreu, phonétique et français.

Le jour de sa Bar Mitzvah, ce sont souvent les premiers mots que votre fils prononce devant la communauté, avant même sa lecture. Cette page réunit les textes complets, le déroulement d’une alyah geste par geste et les bénédictions de la Haftara, pour qu’il monte à la Torah sans hésiter. Les autres prières du grand jour (talith, téfilines, bénédiction du père) sont présentées sur notre page prières de Bar Mitzvah.

Quelles sont les bénédictions de la montée à la Torah ?

Chaque personne appelée à la Torah récite deux bénédictions, appelées Birkot haTorah : l’une avant la lecture de son passage, l’autre après. Le texte est fixé depuis l’époque du Talmud et il est le même dans toutes les communautés, à une variante près dans la seconde bénédiction. Ce qui change, c’est la prononciation et la mélodie.

MomentQui parleDébut du texte
Ouverture (usage séfarade)L’appelé, puis l’assembléeHachem ’imakhem / Yévarékhékha Hachem
Appel à bénirL’appeléBarékhou èt Ado-naï hamévorakh
RéponseL’assemblée, puis l’appeléBaroukh Ado-naï hamévorakh lé’olam va’èd
Bénédiction avant la lectureL’appelé ; l’assemblée répond « Amen »… achèr ba’har banou mikol ha’amim
Lecture du passageLe lecteur ou l’appelé lui-mêmeAu moins trois versets
Bénédiction après la lectureL’appelé ; l’assemblée répond « Amen »… achèr natan lanou èt torato, torat émèt

Dans les textes hébreux ci-dessous, le Nom divin est abrégé en ה׳ par respect, comme dans de nombreux livres de prières ; pendant la bénédiction, on prononce « Adonaï ». La phonétique suit la prononciation séfarade, la plus répandue en France ; votre rav vous indiquera l’accent de votre synagogue.

Bénédiction de la montée à la Torah avant la lecture : texte, phonétique et traduction

Avant sa lecture, l’appelé dit « Barékhou », l’assemblée répond, il reprend la réponse, puis il récite la bénédiction « achèr ba’har banou ». Voici chaque étape dans l’ordre.

L’ouverture séfarade : « Hachem ’imakhem »

Dans le rite séfarade, l’appelé salue d’abord l’assemblée :

הַשֵּׁם עִמָּכֶם

Phonétique : Hachem ’imakhem.
Traduction : Que Dieu soit avec vous.

L’assemblée lui répond :

יְבָרֶכְךָ הַשֵּׁם

Phonétique : Yévarékhékha Hachem.
Traduction : Que Dieu te bénisse.

« Barékhou » : l’appel à bénir

בָּרְכוּ אֶת ה׳ הַמְּבֹרָךְ

Phonétique : Barékhou èt Ado-naï hamévorakh.
Traduction : Bénissez l’Éternel, Celui qui est béni.

L’assemblée répond, et l’appelé reprend aussitôt la même phrase :

בָּרוּךְ ה׳ הַמְּבֹרָךְ לְעוֹלָם וָעֶד

Phonétique : Baroukh Ado-naï hamévorakh lé’olam va’èd.
Traduction : Béni soit l’Éternel, Celui qui est béni, pour toujours et à jamais.

La bénédiction « achèr ba’har banou »

בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר בָּחַר בָּנוּ מִכָּל הָעַמִּים וְנָתַן לָנוּ אֶת תּוֹרָתוֹ. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, נוֹתֵן הַתּוֹרָה.

Phonétique : Baroukh ata Ado-naï, Élo-hénou mélekh ha’olam, achèr ba’har banou mikol ha’amim, vénatan lanou èt torato. Baroukh ata Ado-naï, notèn hatorah.
Traduction : Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as choisis parmi tous les peuples et nous as donné Ta Torah. Béni sois-Tu, Éternel, qui donnes la Torah.

L’assemblée répond « Amen », et la lecture commence.

Bénédiction après la lecture de la Torah

Une fois son passage lu, l’appelé récite la seconde bénédiction de la montée à la Torah, « achèr natan lanou », qui remercie pour la Torah de vérité et la vie éternelle plantée en nous. Version séfarade :

בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר נָתַן לָנוּ אֶת תּוֹרָתוֹ תּוֹרַת אֱמֶת, וְחַיֵּי עוֹלָם נָטַע בְּתוֹכֵנוּ. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, נוֹתֵן הַתּוֹרָה.

Phonétique : Baroukh ata Ado-naï, Élo-hénou mélekh ha’olam, achèr natan lanou èt torato, torat émèt, vé’hayé ’olam nata bétokhénou. Baroukh ata Ado-naï, notèn hatorah.
Traduction : Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as donné Ta Torah, une Torah de vérité, et as planté en nous la vie éternelle. Béni sois-Tu, Éternel, qui donnes la Torah.

La variante ashkénaze

Le livre de prières ashkénaze dit simplement « achèr natan lanou torat émèt » (« qui nous as donné une Torah de vérité »), sans les mots « èt torato ». Le reste est identique. En prononciation ashkénaze, vous entendrez aussi « Boroukh ato » au lieu de « Baroukh ata », et « toyro » ou « tora » selon les communautés : les différences de prononciation sont expliquées dans notre article sur la Torah en phonétique.

Les bénédictions dans Ma Paracha : hébreu, phonétique et voix hébraïque
Les bénédictions dans Ma Paracha : hébreu, phonétique et voix hébraïque.

Écouter les bénédictions avec la voix hébraïque

Comment monter à la Torah ? Le déroulement d’une alyah

Monter à la Torah, faire une alyah, c’est être appelé à la table de lecture pour réciter les bénédictions encadrant un passage. Le Chabbat matin, il y a sept montées plus le Maftir ; le lundi, le jeudi et le Chabbat après-midi, trois. Voici les gestes, tels que les décrit ’Habad ; les usages varient légèrement d’une synagogue à l’autre et le gabbaï (le responsable de l’office) guide toujours l’appelé.

  1. L’appel. Le gabbaï appelle le jeune homme par son nom hébraïque et celui de son père. Il revêt un talith si ce n’est pas déjà fait, et rejoint la table de lecture.
  2. Le passage montré. Il se place à droite du lecteur, qui lui indique le début du passage. Il touche cet endroit avec le coin de son talith (ou la ceinture du Séfer Torah), puis embrasse le talith. On ne touche jamais le parchemin avec les doigts.
  3. La première bénédiction. Il tient les deux poignées du rouleau et récite « Barékhou », puis la bénédiction d’avant la lecture. Selon les usages, le rouleau est refermé ou reste ouvert pendant la bénédiction : suivez le gabbaï.
  4. La lecture. Le lecteur chante le passage, ou le jeune homme le lit lui-même. L’appelé tient la poignée droite et suit le texte, idéalement en lisant à voix basse.
  5. La seconde bénédiction. À la fin du passage, il touche de nouveau le texte avec le talith, l’embrasse, tient les poignées et récite la bénédiction d’après la lecture.
  6. Après l’alyah. Il reste à droite de la table de lecture jusqu’à la fin de la montée suivante, puis regagne sa place en faisant un détour, pour ne pas sembler pressé de quitter la Torah.

Pour sa première alyah, le père du bar-mitsva prononce juste après la phrase « Baroukh chépétarani », et dans beaucoup de communautés l’assemblée salue le jeune homme par des chants. Le suivi de la lecture se fait avec un yad, le pointeur de lecture.

Lire soi-même ou réciter seulement les bénédictions ?

Les deux sont possibles. Le plus souvent, l’appelé ne récite que les bénédictions et suit à voix basse pendant que le lecteur de la synagogue (ba’al koré) lit. Pour sa Bar Mitzvah, le jeune homme lit souvent lui-même une partie : le Maftir et la Haftara, une montée ou la paracha entière. Ma Paracha calcule gratuitement la paracha et la Haftara qui correspondent à sa date de naissance. Ce qu’il lira dépend de son niveau et de l’usage de la synagogue ; notre page sur le Maftir de la Bar Mitzvah détaille l’option la plus courante en France.

Les bénédictions de la Haftara

Celui qui monte au Maftir lit ensuite la Haftara, encadrée par une bénédiction avant et, le Chabbat, quatre bénédictions après. Elles sont plus longues que celles de la Torah et se chantent en général sur l’air de la Haftara elle-même.

La bénédiction avant la Haftara

בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר בָּחַר בִּנְבִיאִים טוֹבִים וְרָצָה בְדִבְרֵיהֶם הַנֶּאֱמָרִים בֶּאֱמֶת. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳, הַבּוֹחֵר בַּתּוֹרָה וּבְמֹשֶׁה עַבְדּוֹ, וּבְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ וּבִנְבִיאֵי הָאֱמֶת וְהַצֶּדֶק.

Phonétique : Baroukh ata Ado-naï, Élo-hénou mélekh ha’olam, achèr ba’har binviim tovim, vératsa védivréhèm hanéèmarim bé’émèt. Baroukh ata Ado-naï, habo’hèr batorah ouvMoché ’avdo, ouvYisraël ’amo, ouvinvié ha’émèt véhatsédèk.
Traduction : Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui as choisi de bons prophètes et as agréé leurs paroles prononcées en vérité. Béni sois-Tu, Éternel, qui as choisi la Torah, Moïse Son serviteur, Israël Son peuple, et les prophètes de vérité et de justice.

Les quatre bénédictions après la Haftara

BénédictionPremiers motsThèmeConclusion
1Tsour kol ha’olamimDieu est fidèle à Sa parole : ce qu’Il dit, Il l’accomplit… haÉl hanéèman békhol dévarav
2Ra’hèm ’al TsionLa compassion pour Sion, « maison de notre vie »… mésamé’ah Tsion bévanéha
3Samé’hénouLa venue du prophète Élie et le règne de la maison de David… Maguèn David
4’Al hatorahRemerciement pour la Torah, le service divin, les prophètes et le Chabbat (ou la fête)… mékadèch hachabbat

Dans le rite séfarade, on récite avant ces bénédictions le verset « Goalénou » (« Notre Rédempteur, l’Éternel des armées est Son nom, le Saint d’Israël »). Les jours de fête, la quatrième bénédiction mentionne la fête du jour. Le texte complet figure dans tous les sidourim et dans les sources ci-dessous ; faites-le vérifier par votre rav selon le rite de votre synagogue.

Comment apprendre les bénédictions de la Torah pour sa Bar Mitzvah ?

La bénédiction de la montée à la Torah est le premier texte à apprendre, et vous pouvez l’écouter ligne par ligne dans Ma Paracha : courtes, identiques à chaque montée, elles se maîtrisent en quelques semaines et donnent confiance pour la suite. Quelques conseils :

  • Commencez dès le premier mois de préparation, avant la lecture elle-même, comme le prévoit notre programme de préparation à la Bar Mitzvah.
  • Lisez en hébreu dès que possible : la phonétique aide à démarrer, le texte hébreu évite les fautes de prononciation.
  • Comprenez chaque phrase : un texte compris se dit avec plus d’assurance et d’intention.
  • Apprenez la mélodie de votre synagogue, surtout pour la Haftara, avec le rav.
  • Répétez les gestes : où se placer, comment tenir le talith, quand attendre la réponse de l’assemblée.

Ma Paracha : les bénédictions avec phonétique et voix hébraïque

Pour apprendre ces textes à la maison, Ma Paracha, l’application de préparation de Bar-Mitzvah.fr, réunit les bénédictions de la Torah et de la Haftara, avant et après, avec la phonétique en français. Chaque ligne est prononcée par une voix hébraïque naturelle : votre fils l’écoute, la répète, la réécoute autant qu’il veut.

  • Bénédictions intégrées au programme : dès la première séance, puis lors des répétitions générales avant le jour J.
  • Texte hébreu et phonétique réunis, pour passer de l’un à l’autre sans changer de support.
  • Le rav dans la boucle : invité par un code ou un lien WhatsApp, il écoute les enregistrements de l’enfant et les commente à distance.
  • Le même outil pour toute la lecture : Maftir, Haftara ou paracha complète, avec une voix hébraïque pour chacun des versets, au ralenti si besoin.

Précision importante : la voix hébraïque lit le texte, elle ne le chante pas. La mélodie des bénédictions et de la Haftara vient du rav, qui peut enregistrer sa lecture chantée dans l’application ; l’enfant l’écoute alors au ralenti et en boucle. La phonétique est une aide : la lecture finale se valide avec le rav.

Ma Paracha calcule aussi la paracha et la Haftara de la Bar Mitzvah, puis construit le programme de lecture jusqu’au jour J. Le démarrage est gratuit et sans carte bancaire ; l’offre Premium coûte 14,90 € par mois sans engagement, ou 119 € par an. Toutes les fonctionnalités sont présentées sur la page application Ma Paracha.

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Sources

Questions fréquentes

Quelle est la bénédiction avant la lecture de la Torah ?

Après « Barékhou » et la réponse de l’assemblée, l’appelé dit : « Baroukh ata Ado-naï, Élo-hénou mélekh ha’olam, achèr ba’har banou mikol ha’amim, vénatan lanou èt torato. Baroukh ata Ado-naï, notèn hatorah. » Elle remercie Dieu d’avoir donné la Torah à Israël.

Que dit-on après la lecture de la Torah ?

On récite « Baroukh ata Ado-naï, Élo-hénou mélekh ha’olam, achèr natan lanou èt torato, torat émèt, vé’hayé ’olam nata bétokhénou. Baroukh ata Ado-naï, notèn hatorah. » Les ashkénazes disent « achèr natan lanou torat émèt », sans « èt torato ».

Que répond l’assemblée pendant une alyah ?

À « Barékhou èt Ado-naï hamévorakh », l’assemblée répond « Baroukh Ado-naï hamévorakh lé’olam va’èd », que l’appelé répète. Après chacune des deux bénédictions, elle répond « Amen ». Chez les séfarades, elle répond aussi « Yévarékhékha Hachem » au salut « Hachem ’imakhem ».

Faut-il savoir lire la Torah pour monter à la Torah ?

Non. L’appelé doit réciter les bénédictions ; la lecture peut être faite par le lecteur de la synagogue, pendant qu’il suit à voix basse. Pour sa Bar Mitzvah, le jeune homme lit souvent lui-même une partie, mais ce n’est pas une obligation.

Combien y a-t-il de bénédictions pour la Haftara ?

Une avant la lecture, qui loue Dieu d’avoir choisi de vrais prophètes, et quatre après le Chabbat : la fidélité de la parole divine, Sion, la venue d’Élie et du roi de la maison de David, puis le don de la Torah et du Chabbat. Les jours de fête, la dernière mentionne la fête.

Pourquoi touche-t-on la Torah avec le talith ?

Pour marquer son respect envers le texte sans toucher le parchemin avec les doigts. On pose le coin du talith (ou la ceinture du Séfer Torah) sur le début du passage, puis on l’embrasse, avant et après la lecture.

Sa paracha, pas à pas, jusqu’au grand jour

L’application de Bar-Mitzvah.fr pour préparer la lecture de la Bar Mitzvah.

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