Le Psaume 67, « Lamnatséa'h binguinot », est appelé « le psaume de la Ménorah » : ses sept versets correspondent aux sept branches du chandelier du Temple. On le récite pendant le compte de l'Omer et à la sortie du Chabbat. Voici le texte verset par verset, en hébreu, en phonétique et en français.
Le psaume de la Ménorah
Après son titre, le psaume compte sept versets, comme les sept branches de la Ménorah, et quarante-neuf mots, comme les quarante-neuf jours du compte de l'Omer. Beaucoup de siddourim séfarades l'impriment en forme de chandelier, et on le trouve souvent gravé dans les synagogues et sur les amulettes. On le récite chaque soir après le compte de l'Omer, entre Pessa'h et Chavouot, et dans de nombreuses communautés à la sortie du Chabbat.
Texte du Psaume 67, verset par verset
לַמְנַצֵּח בִּנְגִינֹת מִזְמוֹר שִׁיר
Lamnatsé'h binguinot mizmor chir
Au chef des chantres, avec instruments à cordes. Psaume, cantique. (1)
אֱלֹהִים יְחָנֵּנוּ וִיבָרְכֵנוּ יָאֵר פָּנָיו אִתָּנוּ סֶלָה
Élohim yé'hanénou vivarékhénou yaér panav itanou séla
Que Dieu nous accorde Sa grâce et nous bénisse, qu'Il fasse briller Sa face sur nous, sélah, (2)
לָדַעַת בָּאָרֶץ דַּרְכֶּךָ בְּכָל גּוֹיִם יְשׁוּעָתֶךָ
Ladaat baarèts darkékha békhol goyim yéchouatékha
pour que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut. (3)
יוֹדוּךָ עַמִּים אֱלֹהִים יוֹדוּךָ עַמִּים כֻּלָּם
Yodoukha amim Élohim yodoukha amim koulam
Les peuples Te loueront, ô Dieu ; les peuples Te loueront tous. (4)
יִשְׂמְחוּ וִירַנְּנוּ לְאֻמִּים כִּי תִשְׁפֹּט עַמִּים מִישׁוֹר וּלְאֻמִּים בָּאָרֶץ תַּנְחֵם סֶלָה
Yismé'hou viranénou léoumim ki tichpot amim michor ouléoumim baarèts tan'hém séla
Les nations se réjouiront et chanteront de joie, car Tu juges les peuples avec droiture et Tu conduis les nations sur la terre, sélah. (5)
יוֹדוּךָ עַמִּים אֱלֹהִים יוֹדוּךָ עַמִּים כֻּלָּם
Yodoukha amim Élohim yodoukha amim koulam
Les peuples Te loueront, ô Dieu ; les peuples Te loueront tous. (6)
אֶרֶץ נָתְנָה יְבוּלָהּ יְבָרְכֵנוּ אֱלֹהִים אֱלֹהֵינוּ
Érèts naténa yévoulah yévarékhénou Élohim Élohénou
La terre a donné ses fruits ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. (7)
יְבָרְכֵנוּ אֱלֹהִים וְיִירְאוּ אֹתוֹ כָּל אַפְסֵי אָרֶץ
Yévarékhénou Élohim véyirou oto kol afsé arèts
Que Dieu nous bénisse, et que tous les confins de la terre Le craignent. (8)
Le sens du Psaume 67
Le psaume reprend les mots de la bénédiction des prêtres (« qu'Il fasse briller Sa face sur nous ») et les élargit à toute l'humanité : la bénédiction d'Israël doit faire connaître Dieu à tous les peuples. L'évocation de la récolte (« la terre a donné ses fruits ») explique son lien avec la période de l'Omer, entre la moisson de l'orge et celle du blé.
À lire aussi : la Birkat Cohanim, la Havdala, le Psaume 23. Toutes nos prières en hébreu et en phonétique sont réunies sur la page prières juives en phonétique.
Sources
- Psaumes 67.
- Texte hébreu : Tanakh vocalisé, domaine public (Sefaria). Phonétique et traduction : Bar-Mitzvah.fr.
Questions fréquentes
Pourquoi appelle-t-on le Psaume 67 « le psaume de la Ménorah » ?
Ses sept versets (sans le titre) correspondent aux sept branches du chandelier du Temple ; beaucoup de siddourim l'impriment en forme de ménorah.
Quand récite-t-on le Psaume 67 ?
Après le compte de l'Omer, chaque soir entre Pessa'h et Chavouot, et à la sortie du Chabbat dans de nombreuses communautés.
Combien de mots compte le Psaume 67 ?
Quarante-neuf mots après le titre, comme les quarante-neuf jours de l'Omer.
Quel est le lien avec la bénédiction des prêtres ?
Le verset 2, « yaèr panav itanou », reprend presque mot pour mot la bénédiction des cohanim (Nombres 6, 25).

