Prières

Psaume 91 : texte en hébreu, phonétique et traduction

Par Nathan LEVY · Publié le 14 octobre 2026 · 4 min de lecture

Ailes d'un oiseau déployées dans la lumière, au-dessus d'un paysage paisible

Le Psaume 91, « Yochév béssétèr élyon », est le grand psaume de la protection : « Il te couvrira de Ses ailes ». On le récite chaque soir avant de dormir, à la sortie du Chabbat et avant un voyage. Voici le texte verset par verset, en hébreu, en phonétique et en français.

Quand dit-on le Psaume 91 ?

  • Chaque soir, dans le Chema du coucher (prière du soir).
  • À la sortie du Chabbat, précédé du verset « Vihi noam ».
  • Dans les moments de danger, avant un voyage ou une opération, et lors des enterrements dans certaines communautés.

La tradition l'attribue à Moïse, qui l'aurait prononcé en achevant la construction du Tabernacle. Le Talmud (Chevouot 15b) l'appelle « le chant contre les malheurs ».

Texte du Psaume 91, verset par verset

יֹשֵׁב בְּסֵתֶר עֶלְיוֹן בְּצֵל שַׁדַּי יִתְלוֹנָן

Yochév béssétèr èlyon bétsél chadaï yitlonan

Celui qui demeure à l'abri du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant. (1)

אֹמַר לַיהוָה מַחְסִי וּמְצוּדָתִי אֱלֹהַי אֶבְטַח בּוֹ

Omar laAdonaï ma'hsi oumétsoudati Élohaï èvta'h bo

Je dis à l'Éternel : « Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui j'ai confiance. » (2)

כִּי הוּא יַצִּילְךָ מִפַּח יָקוּשׁ מִדֶּבֶר הַוּוֹת

Ki hou yatsilkha mipa'h yakouch midévèr havot

Car c'est Lui qui te délivre du filet de l'oiseleur et de la peste destructrice. (3)

בְּאֶבְרָתוֹ יָסֶךְ לָךְ וְתַחַת כְּנָפָיו תֶּחְסֶה צִנָּה וְסֹחֵרָה אֲמִתּוֹ

Béèvrato yassèkh lakh véta'hat kénafav tè'hsé tsina vésso'héra amito

Il te couvrira de Ses ailes, et sous Ses plumes tu trouveras un abri ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. (4)

לֹא תִירָא מִפַּחַד לָיְלָה מֵחֵץ יָעוּף יוֹמָם

Lo tira mipa'had layla mé'héts yaouf yomam

Tu ne craindras ni la terreur de la nuit, ni la flèche qui vole le jour, (5)

מִדֶּבֶר בָּאֹפֶל יַהֲלֹךְ מִקֶּטֶב יָשׁוּד צָהֳרָיִם

Midévèr baofèl yahalokh mikétèv yachoud tsahorayim

ni la peste qui rôde dans l'obscurité, ni le fléau qui ravage en plein midi. (6)

יִפֹּל מִצִּדְּךָ אֶלֶף וּרְבָבָה מִימִינֶךָ אֵלֶיךָ לֹא יִגָּשׁ

Yipol mitsidékha élèf ourévava miminékha élékha lo yigach

Que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite, rien ne t'atteindra. (7)

רַק בְּעֵינֶיךָ תַבִּיט וְשִׁלֻּמַת רְשָׁעִים תִּרְאֶה

Rak béénékha tabit véchiloumat réchaïm tiré

De tes yeux seulement tu regarderas, et tu verras la rétribution des méchants. (8)

כִּי אַתָּה יְהֹוָה מַחְסִי עֶלְיוֹן שַׂמְתָּ מְעוֹנֶךָ

Ki ata Adonaï ma'hsi èlyon samta méonékha

Car Toi, Éternel, Tu es mon refuge ! Tu as fait du Très-Haut ta demeure. (9)

לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאָהֳלֶךָ

Lo téouné élékha raa vénéga lo yikrav béaholékha

Aucun mal ne t'arrivera, aucun fléau n'approchera de ta tente. (10)

כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ לִשְׁמָרְךָ בְּכָל דְּרָכֶיךָ

Ki malakhav yétsavé lakh lichmorkha békhol dérakhékha

Car Il ordonnera à Ses anges de te garder dans toutes tes voies. (11)

עַל כַּפַּיִם יִשָּׂאוּנְךָ פֶּן תִּגֹּף בָּאֶבֶן רַגְלֶךָ

Al kapayim yissaounkha pèn tigof baévèn raglékha

Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. (12)

עַל שַׁחַל וָפֶתֶן תִּדְרֹךְ תִּרְמֹס כְּפִיר וְתַנִּין

Al cha'hal vafétèn tidrokh tirmos kéfir vétanin

Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. (13)

כִּי בִי חָשַׁק וַאֲפַלְּטֵהוּ אֲשַׂגְּבֵהוּ כִּי יָדַע שְׁמִי

Ki vi 'hachak vaafalétéhou assaguévéhou ki yada chémi

« Puisqu'il s'attache à Moi, Je le délivrerai ; Je le protégerai, car il connaît Mon nom. (14)

יִקְרָאֵנִי וְאֶעֱנֵהוּ עִמּוֹ אָנֹכִי בְצָרָה אֲחַלְּצֵהוּ וַאֲכַבְּדֵהוּ

Yikraéni vééénéhou imo anokhi vétsara a'halétséhou vaakhabédéhou

Il M'invoquera et Je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et le glorifierai. (15)

אֹרֶךְ יָמִים אַשְׂבִּיעֵהוּ וְאַרְאֵהוּ בִּישׁוּעָתִי

Orèkh yamim asbiéhou véaréhou bichouati

Je le rassasierai de longs jours et Je lui ferai voir Mon salut. » (16)

Le sens du Psaume 91

Le psaume passe de la voix du fidèle (« je dis à l'Éternel : mon refuge ») à celle d'un témoin qui le rassure (« tu ne craindras pas »), puis à celle de Dieu lui-même dans les trois derniers versets (« Je le délivrerai »). L'usage est de répéter le dernier verset, « Orèkh yamim asbiéhou », pour terminer sur la promesse d'une longue vie.

À lire aussi : le Psaume 121, la Tefilat Haderekh, la prière du soir. Toutes nos prières en hébreu et en phonétique sont réunies sur la page prières juives en phonétique.

Sources

  • Talmud de Babylone, Chevouot 15b.
  • Midrach Téhilim 91.
  • Psaumes 91.
  • Texte hébreu : Tanakh vocalisé, domaine public (Sefaria). Phonétique et traduction : Bar-Mitzvah.fr.

Questions fréquentes

Pourquoi le Psaume 91 est-il un psaume de protection ?

Il décrit Dieu comme un abri contre tous les dangers, le jour comme la nuit. Le Talmud l'appelle « le chant contre les malheurs » (Chevouot 15b).

Quand récite-t-on le Psaume 91 ?

Chaque soir dans le Chema du coucher, à la sortie du Chabbat, et dans les moments de danger : voyage, maladie, opération.

Qui a écrit le Psaume 91 ?

Il n'a pas de titre, mais la tradition l'attribue à Moïse, comme le Psaume 90 qui le précède.

Pourquoi répète-t-on le dernier verset ?

Pour conclure sur la promesse divine d'une longue vie et du salut : « Je le rassasierai de longs jours et Je lui ferai voir Mon salut ».

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