La Haggada (« le récit ») est le livre que l'on lit autour de la table le soir du Seder de Pessa'h, pour raconter la sortie d'Égypte à ses enfants. Voici ses textes essentiels, dans l'ordre des quinze étapes du Seder, en hébreu, en phonétique et en français, pour que chacun puisse suivre et lire à son tour.
Les 15 étapes du Seder
Le Seder (« ordre ») suit quinze étapes, que l'on chante souvent au début de la soirée : Kadech, Ourhats, Karpas, Ya'hats, Maguid, Ra'htsa, Motsi, Matsa, Maror, Korekh, Choul'han orekh, Tsafoun, Barekh, Hallel, Nirtsa. Pour préparer la table et le plateau, consultez notre guide du Seder de Pessa'h. Le texte ci-dessous est celui des Haggadot traditionnelles ; les usages séfarades sont signalés au fil des étapes.
1. Kadech : le kiddouch
On remplit la première des quatre coupes. Le Chabbat, on commence par « Vayékhoulou » et l'on ajoute les mots du Chabbat ; à la sortie du Chabbat, on ajoute la Havdala.
סַבְרִי מָרָנָן וְרַבָּנָן וְרַבּוֹתַי. בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן.
Savri maranan vérabanan vérabotaï. Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, boré péri haguéfèn.
Avec votre permission, mes maîtres et messieurs. Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui crées le fruit de la vigne.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר בָּחַר בָּנוּ מִכָּל עָם וְרוֹמְמָנוּ מִכָּל לָשׁוֹן וְקִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו. וַתִּתֶּן לָנוּ יְיָ אֱלֹהֵינוּ בְּאַהֲבָה מוֹעֲדִים לְשִׂמְחָה, חַגִּים וּזְמַנִּים לְשָׂשׂוֹן, אֶת יוֹם חַג הַמַּצּוֹת הַזֶּה זְמַן חֵרוּתֵנוּ, מִקְרָא קֹדֶשׁ זֵכֶר לִיצִיאַת מִצְרָיִם. כִּי בָנוּ בָחַרְתָּ וְאוֹתָנוּ קִדַּשְׁתָּ מִכָּל הָעַמִּים, וּמוֹעֲדֵי קָדְשֶׁךָ בְּשִׂמְחָה וּבְשָׂשׂוֹן הִנְחַלְתָּנוּ. בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam achèr ba'har banou mikol am véromémanou mikol lachon vékidéchanou bémitsvotav. Vatitèn lanou Adonaï Élohénou béahava moadim léssim'ha, 'haguim ouzémanim léssasson, èt yom 'hag hamatsot hazé zéman 'hérouténou, mikra kodèch zékhèr litsiat mitsrayim. Ki vanou va'harta véotanou kidachta mikol haamim, oumoadé kodchékha béssim'ha ouvéssasson hin'haltanou. Baroukh ata Adonaï, mékadéch Israël véhazémanim.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a choisis parmi tous les peuples, nous a élevés au-dessus de toutes les langues et nous a sanctifiés par Ses commandements. Tu nous as donné avec amour, Éternel notre Dieu, des fêtes pour la joie, des solennités et des temps pour l'allégresse, ce jour de la fête des Matsot, temps de notre liberté, sainte convocation en souvenir de la sortie d'Égypte. Car Tu nous as choisis et sanctifiés parmi tous les peuples, et Tu nous as donné en héritage Tes fêtes saintes, dans la joie et l'allégresse. Béni sois-Tu, Éternel, qui sanctifies Israël et les temps.
On boit la première coupe accoudé sur le côté gauche.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, chéhé'héyanou vékiyémanou véhiguianou lazman hazé.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a permis d'atteindre ce moment.
2 à 4. Ourhats, Karpas et Ya'hats
Ourhats : on se lave les mains sans bénédiction. Karpas : on trempe un légume (céleri, persil ou pomme de terre) dans l'eau salée et l'on dit :
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, boré péri haadama.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui crées le fruit de la terre.
Ya'hats : on rompt la matsa du milieu ; le plus grand morceau, enveloppé, devient l'afikomane. Selon l'usage séfarade, on fait ensuite passer le plateau au-dessus de la tête des convives en disant « Bébhilou yatsanou mimitsrayim », « en hâte nous sommes sortis d'Égypte ».
5. Maguid : le récit de la sortie d'Égypte
Ha lahma anya
הָא לַחְמָא עַנְיָא דִּי אֲכָלוּ אַבְהָתָנָא בְּאַרְעָא דְמִצְרָיִם. כָּל דִכְפִין יֵיתֵי וְיֵיכֹל, כָּל דִצְרִיךְ יֵיתֵי וְיִפְסַח. הָשַּׁתָּא הָכָא, לְשָׁנָה הַבָּאָה בְּאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל. הָשַּׁתָּא עַבְדֵי, לְשָׁנָה הַבָּאָה בְּנֵי חוֹרִין.
Ha la'hma anya di akhalou avhatana béara démitsrayim. Kol dikhfin yété véyékhol, kol ditsrikh yété véyifsa'h. Hachata hakha, léchana habaa béara déIsraël. Hachata avdé, léchana habaa béné 'horin.
Voici le pain de misère que nos pères ont mangé au pays d'Égypte. Que quiconque a faim vienne et mange ; que quiconque est dans le besoin vienne et fasse la Pâque. Cette année ici, l'an prochain en terre d'Israël. Cette année esclaves, l'an prochain hommes libres.
Ma nichtana : les quatre questions
Le plus jeune enfant pose les quatre questions, ici dans l'ordre séfarade. Voir aussi notre page Ma nichtana.
מַה נִּשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכָּל הַלֵּילוֹת? שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אֵין אָנוּ מַטְבִּילִין אֲפִילוּ פַּעַם אֶחָת – הַלַּיְלָה הַזֶּה שְׁתֵּי פְעָמִים. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין חָמֵץ וּמַצָּה, הַלַּיְלָה הַזֶּה – כֻּלּוֹ מַצָּה. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין שְׁאָר יְרָקוֹת – הַלַּיְלָה הַזֶּה מָרוֹר. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין בֵּין יוֹשְׁבִין וּבֵין מְסֻבִּין – הַלַּיְלָה הַזֶּה כֻּלָּנוּ מְסֻבִּין.
Ma nichtana halayla hazé mikol halélot? Chébékhol halélot én anou matbilin afilou paam é'hat – halayla hazé chété féamim. Chébékhol halélot anou okhélin 'haméts oumatsa, halayla hazé – koulo matsa. Chébékhol halélot anou okhélin chéar yérakot – halayla hazé maror. Chébékhol halélot anou okhélin bén yochévin ouvén méssoubin – halayla hazé koulanou méssoubin.
Qu'est-ce qui différencie cette nuit de toutes les autres nuits ? Toutes les autres nuits, nous ne trempons pas nos aliments, pas même une fois ; cette nuit, deux fois. Toutes les autres nuits, nous mangeons du pain levé ou de la matsa ; cette nuit, seulement de la matsa. Toutes les autres nuits, nous mangeons toutes sortes de légumes ; cette nuit, des herbes amères. Toutes les autres nuits, nous mangeons assis ou accoudés ; cette nuit, nous sommes tous accoudés.
Avadim hayinou : la réponse
עֲבָדִים הָיִינוּ לְפַרְעֹה בְּמִצְרָיִם, וַיּוֹצִיאֵנוּ יְיָ אֱלֹהֵינוּ מִשָּׁם בְּיָד חֲזָקָה וּבִזְרֹעַ נְטוּיָה. וְאִלּוּ לֹא הוֹצִיא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶת אֲבוֹתֵינוּ מִמִּצְרָיִם, הֲרֵי אָנוּ וּבָנֵינוּ וּבְנֵי בָנֵינוּ מְשֻׁעְבָּדִים הָיִינוּ לְפַרְעֹה בְּמִצְרָיִם. וַאֲפִילוּ כֻּלָּנוּ חֲכָמִים כֻּלָּנוּ נְבוֹנִים כֻּלָּנוּ זְקֵנִים כֻּלָּנוּ יוֹדְעִים אֶת הַתּוֹרָה מִצְוָה עָלֵינוּ לְסַפֵּר בִּיצִיאַת מִצְרָיִם. וְכָל הַמַּרְבֶּה לְסַפֵּר בִּיצִיאַת מִצְרַיִם הֲרֵי זֶה מְשֻׁבָּח.
Avadim hayinou léfaro bémitsrayim, vayotsiénou Adonaï Élohénou micham béyad 'hazaka ouvizroa nétouya. Véilou lo hotsi hakadoch baroukh hou èt avoténou mimitsrayim, haré anou ouvanénou ouvéné vanénou méchoubadim hayinou léfaro bémitsrayim. Vaafilou koulanou 'hakhamim koulanou névonim koulanou zékénim koulanou yodéim èt hatora mitsva alénou léssapér bitsiat mitsrayim. Vékhol hamarbé léssapér bitsiat Mitsrayim haré zé méchouba'h.
Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l'Éternel notre Dieu nous en a fait sortir d'une main forte et d'un bras étendu. Si le Saint, béni soit-Il, n'avait pas fait sortir nos pères d'Égypte, nous, nos enfants et les enfants de nos enfants serions encore asservis à Pharaon en Égypte. Et même si nous étions tous sages, tous intelligents, tous anciens, tous connaisseurs de la Torah, ce serait pour nous un commandement de raconter la sortie d'Égypte ; et quiconque s'étend sur le récit de la sortie d'Égypte est digne d'éloges.
Les quatre fils
בָּרוּךְ הַמָּקוֹם, בָּרוּךְ הוּא, בָּרוּךְ שֶׁנָּתַן תּוֹרָה לְעַמּוֹ יִשְׂרָאֵל, בָּרוּךְ הוּא. כְּנֶגֶד אַרְבָּעָה בָנִים דִּבְּרָה תוֹרָה: אֶחָד חָכָם, וְאֶחָד רָשָׁע, וְאֶחָד תָּם, וְאֶחָד שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ לִשְׁאוֹל.
Baroukh hamakom, baroukh hou, baroukh chénatan tora léamo Israël, baroukh hou. Kénéguèd arbaa vanim dibéra tora. É'had 'hakham, véé'had racha, véé'had tam, véé'had chééno yodéa lichol.
Béni soit l'Omniprésent, béni soit-Il ; béni soit Celui qui a donné la Torah à Son peuple Israël, béni soit-Il. La Torah parle de quatre fils : l'un sage, l'un méchant, l'un simple, et l'un qui ne sait pas questionner.
חָכָם מָה הוּא אוֹמֵר? מָה הָעֵדוֹת וְהַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים אֲשֶׁר צִוָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ אֶתְכֶם. וְאַף אַתָּה אֱמוֹר לוֹ כְּהִלְכוֹת הַפֶּסַח: אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן:
'Hakham ma hou omér? Ma haédot véha'houkim véhamichpatim achèr tsiva Adonaï Élohénou ètkhèm. Véaf ata émor lo kéhilkhot hapéssa'h. Én maftirin a'har hapéssa'h afikoman.
Le sage, que dit-il ? « Que sont ces témoignages, ces lois et ces règles que l'Éternel notre Dieu vous a prescrits ? » À lui aussi, enseigne les lois de Pessa'h jusqu'à la dernière : après l'agneau pascal, on ne mange plus rien, pas même un dessert (afikomane).
רָשָׁע מָה הוּא אוֹמֵר? מָה הָעֲבוֹדָה הַזּאֹת לָכֶם. לָכֶם – וְלֹא לוֹ. וּלְפִי שֶׁהוֹצִיא אֶת עַצְמוֹ מִן הַכְּלָל כָּפַר בְּעִקָּר. וְאַף אַתָּה הַקְהֵה אֶת שִׁנָּיו וֶאֱמוֹר לוֹ: "בַּעֲבוּר זֶה עָשָׂה יְיָ לִי בְּצֵאתִי מִמִּצְרָיִם". לִי וְלֹא לוֹ. אִלּוּ הָיָה שָׁם, לֹא הָיָה נִגְאָל:
Racha ma hou omér? Ma haavoda hazot lakhèm. Lakhèm – vélo lo. Ouléfi chéhotsi èt atsmo min hakélal kafar béikar. Véaf ata hakhé èt chinav véémor lo. "baavour zé assa Adonaï li bétséti mimitsrayim". Li vélo lo. Ilou haya cham, lo haya nigal.
Le méchant, que dit-il ? « Que signifie ce service pour vous ? » Pour vous, et non pour lui. Puisqu'il s'est exclu de la communauté, il a renié l'essentiel. À lui aussi, émousse-lui les dents et dis-lui : « C'est à cause de cela que l'Éternel a agi pour moi quand je suis sorti d'Égypte. » Pour moi, et non pour lui : s'il avait été là-bas, il n'aurait pas été délivré.
תָּם מָה הוּא אוֹמֵר? מַה זּאֹת. וְאָמַרְתָּ אֵלָיו "בְּחוֹזֶק יָד הוֹצִיאָנוּ יְיָ מִמִּצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים".
Tam ma hou omér? Ma zot. Véamarta élav "bé'hozèk yad hotsianou Adonaï mimitsrayim mibét avadim".
Le simple, que dit-il ? « Qu'est-ce que cela ? » Et tu lui diras : « C'est par la force de Sa main que l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte, de la maison d'esclavage. »
וְשֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ לִשְׁאוֹל – אַתְּ פְּתַח לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר, וְהִגַּדְתָּ לְבִנְךָ בַּיּוֹם הַהוּא לֵאמֹר, בַּעֲבוּר זֶה עָשָׂה יְיָ לִי בְּצֵאתִי מִמִּצְרָיִם.
Véchééno yodéa lichol – at péta'h lo, chénéémar, véhigadta lévinkha bayom hahou lémor, baavour zé assa Adonaï li bétséti mimitsrayim.
Et celui qui ne sait pas questionner, c'est à toi de lui ouvrir la voie, comme il est dit : « Tu raconteras à ton fils, en ce jour-là : c'est à cause de cela que l'Éternel a agi pour moi quand je suis sorti d'Égypte. »
Véhi chéamda
On couvre les matsot et l'on lève la coupe :
וְהִיא שֶׁעָמְדָה לַאֲבוֹתֵינוּ וְלָנוּ. שֶׁלֹּא אֶחָד בִּלְבַד עָמַד עָלֵינוּ לְכַלּוֹתֵנוּ, אֶלָּא שֶׁבְּכָל דּוֹר וָדוֹר עוֹמְדִים עָלֵינוּ לְכַלוֹתֵנוּ, וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַצִּילֵנוּ מִיָּדָם.
Véhi chéaméda laavoténou vélanou. Chélo é'had bilvad amad alénou lékhaloténou, éla chébékhol dor vador omédim alénou lékhaloténou, véhakadoch baroukh hou matsilénou miyadam.
C'est elle qui a soutenu nos pères et nous-mêmes. Car ce n'est pas un seul ennemi qui s'est dressé contre nous pour nous anéantir : à chaque génération, on se dresse contre nous pour nous anéantir, et le Saint, béni soit-Il, nous sauve de leurs mains.
Les dix plaies
À chaque plaie, on verse un peu de vin de sa coupe.
דָּם, צְפַרְדֵּעַ, כִּנִּים, עָרוֹב, דֶּבֶר, שְׁחִין, בָּרָד, אַרְבֶּה, חֹשֶׁךְ, מַכַּת בְּכוֹרוֹת. רַבִּי יְהוּדָה הָיָה נוֹתֵן בָּהֶם סִמָּנִים: דְּצַ"ךְ עֲדַ"שׁ בְּאַחַ"ב.
Dam, tséfardéa, kinim, arov, dévèr, ché'hin, barad, arbé, 'hochèkh, makat békhorot. Rabi Yéhouda haya notén bahèm simanim. Détsakh adach béa'hav.
Le sang, les grenouilles, la vermine, les bêtes sauvages, la peste, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres, la mort des premiers-nés. Rabbi Yehouda les résumait par des initiales : Détsakh, Adach, Béa'hav.
Vient ensuite le grand chant de reconnaissance, Dayénou, « cela nous aurait suffi ».
Pessa'h, matsa et maror
רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיָה אוֹמֵר: כָּל שֶׁלֹּא אָמַר שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים אֵלּוּ בַּפֶּסַח, לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ, וְאֵלּוּ הֵן: פֶּסַח, מַצָּה, וּמָרוֹר.
Raban Gamliel haya omér. Kol chélo amar chélocha dévarim élou bapéssa'h, lo yatsa yédé 'hovato, véélou hén. Péssa'h, matsa, oumaror.
Rabban Gamliel disait : quiconque n'a pas mentionné ces trois choses à Pessa'h ne s'est pas acquitté de son devoir : le sacrifice pascal (pessa'h), la matsa et le maror.
פֶּסַח שֶׁהָיוּ אֲבוֹתֵינוּ אוֹכְלִים בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ הָיָה קַיָּם, עַל שׁוּם מָה? עַל שׁוּם שֶׁפָּסַח הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל בָּתֵּי אֲבוֹתֵינוּ בְּמִצְרַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: וַאֲמַרְתֶּם זֶבַח פֶּסַח הוּא לַייָ, אֲשֶׁר פָּסַח עַל בָּתֵּי בְנֵי יִשְׂרָאֵל בְּמִצְרַיִם בְּנָגְפּוֹ אֶת מִצְרַיִם, וְאֶת בָּתֵּינוּ הִצִּיל, וַיִּקֹּד הָעָם וַיִּשְׁתַּחֲווּ.
Péssa'h chéhaïou avoténou okhélim bizman chébét hamikdach haya kayam, al choum ma? Al choum chépassa'h hakadoch baroukh hou al baté avoténou bémitsrayim, chénéémar. Vaamartèm zéva'h péssa'h hou laAdonaï, achèr passa'h al baté véné Israël bémitsrayim bénaguépo èt Mitsrayim, véèt baténou hitsil, vayikod haam vayichta'havou.
Le sacrifice pascal que mangeaient nos pères quand le Temple existait, pour quelle raison ? Parce que le Saint, béni soit-Il, a « passé par-dessus » les maisons de nos pères en Égypte, comme il est dit : « Vous direz : c'est le sacrifice de Pessa'h pour l'Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d'Israël en Égypte quand Il frappa l'Égypte, et a épargné nos maisons. Et le peuple s'inclina et se prosterna. »
On montre la matsa aux convives :
מַצָּה זוֹ שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים, עַל שׁוּם מַה? עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק בְּצֵקָם שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לְהַחֲמִיץ עַד שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים, הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, וּגְאָלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: וַיֹּאפוּ אֶת הַבָּצֵק אֲשֶׁר הוֹצִיאוּ מִמִּצְרַיִם עֻגֹת מַצּוֹת, כִּי לֹא חָמֵץ, כִּי גֹרְשׁוּ מִמִּצְרַיִם וְלֹא יָכְלוּ לְהִתְמַהְמֵהַּ, וְגַם צֵדָה לֹא עָשׂוּ לָהֶם.
Matsa zo chéanou okhélim, al choum ma? Al choum chélo hispik bétsékam chèl avoténou léha'hamits ad chénigla aléhèm mélèkh malkhé hamélakhim, hakadoch baroukh hou, ouguéalam, chénéémar. Vayofou èt habatsék achèr hotsiou mimitsrayim ougot matsot, ki lo 'haméts, ki goréchou mimitsrayim vélo yakhélou léhitmahméah, végam tséda lo assou lahèm.
Cette matsa que nous mangeons, pour quelle raison ? Parce que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever avant que le Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il, se révèle à eux et les délivre, comme il est dit : « Ils cuisirent la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte en galettes de matsa, car elle n'avait pas levé : ils avaient été chassés d'Égypte sans pouvoir s'attarder, et ils n'avaient pas non plus préparé de provisions. »
On montre le maror :
מָרוֹר זֶה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים, עַל שׁוּם מַה? עַל שׁוּם שֶׁמֵּרְרוּ הַמִּצְרִים אֶת חַיֵּי אֲבוֹתֵינוּ בְּמִצְרַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: וַיְמָרְרוּ אֶת חַיֵּיהֶם בַּעֲבֹדָה קָשָה, בְּחֹמֶר וּבִלְבֵנִים וּבְכָל עֲבֹדָה בַּשָּׂדֶה אֶת כָּל עֲבֹדָתָם אֲשֶׁר עָבְדוּ בָהֶם בְּפָרֶךְ.
Maror zé chéanou okhélim, al choum ma? Al choum chémérérou hamitsrim èt 'hayé avoténou bémitsrayim, chénéémar. Vaymarérou èt 'hayéhèm baavoda kacha, bé'homèr ouvilvénim ouvékhol avoda bassadé èt kol avodatam achèr avédou vahèm béfarèkh.
Ce maror que nous mangeons, pour quelle raison ? Parce que les Égyptiens ont rendu amère la vie de nos pères en Égypte, comme il est dit : « Ils leur rendirent la vie amère par un dur travail, avec l'argile et les briques et par toutes sortes de travaux des champs ; tous les travaux qu'ils leur imposaient étaient accablants. »
Békhol dor vador
בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: וְהִגַּדְתָּ לְבִנְךָ בַּיּוֹם הַהוּא לֵאמֹר, בַּעֲבוּר זֶה עָשָׂה יְיָ לִי בְּצֵאתִי מִמִּצְרַיִם. לֹא אֶת אֲבוֹתֵינוּ בִּלְבַד גָּאַל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אֶלָּא אַף אוֹתָנוּ גָּאַל עִמָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: וְאוֹתָנוּ הוֹצִיא מִשָּׁם, לְמַעַן הָבִיא אוֹתָנוּ, לָתֶת לָנוּ אֶת הָאָרֶץ אֲשֶׁר נִשְׁבַּע לַאֲבֹתֵינוּ.
Békhol dor vador 'hayav adam lirot èt atsmo kéilou hou yatsa mimitsrayim, chénéémar. Véhigadta lévinkha bayom hahou lémor, baavour zé assa Adonaï li bétséti mimitsrayim. Lo èt avoténou bilvad gaal hakadoch baroukh hou, éla af otanou gaal imahèm, chénéémar. Véotanou hotsi micham, lémaan havi otanou, latèt lanou èt haarèts achèr nichba laavoténou.
À chaque génération, chacun doit se considérer comme s'il était lui-même sorti d'Égypte, comme il est dit : « Tu raconteras à ton fils, en ce jour-là : c'est à cause de cela que l'Éternel a agi pour moi quand je suis sorti d'Égypte. » Ce ne sont pas seulement nos pères que le Saint, béni soit-Il, a délivrés : Il nous a délivrés, nous aussi, avec eux, comme il est dit : « Et Il nous a fait sortir de là pour nous amener et nous donner le pays qu'Il avait promis à nos pères. »
Léfikhakh
On lève la coupe. On chante ensuite les deux premiers Psaumes du Hallel (113 et 114).
לְפִיכָךְ אֲנַחְנוּ חַיָּבִים לְהוֹדוֹת, לְהַלֵּל, לְשַׁבֵּחַ, לְפָאֵר, לְרוֹמֵם, לְהַדֵּר, לְבָרֵךְ, לְעַלֵּה, וּלְקַלֵּס לְמִי שֶׁעָשָׂה לַאֲבוֹתֵינוּ וְלָנוּ אֶת כָּל הַנִסִּים הָאֵלּוּ: הוֹצִיאָנוּ מֵעַבְדוּת לְחֵרוּת, מִיָּגוֹן לְשִׂמְחָה, וּמֵאֵבֶל לְיוֹם טוֹב, וּמֵאֲפֵלָה לְאוֹר גָּדוֹל, וּמִשִּׁעְבּוּד לִגְאֻלָּה. וְנֹאמַר לְפָנָיו שִׁירָה חֲדָשָׁה: הַלְלוּ יָהּ.
Léfikhakh ana'hnou 'hayavim léhodot, léhalél, léchabéa'h, léfaér, léromém, léhadér, lévarékh, léalé, oulékalés lémi chéassa laavoténou vélanou èt kol hanissim haélou. Hotsianou méavdout lé'hérout, miyagon léssim'ha, ouméévèl léyom tov, ouméaféla léor gadol, oumichiboud ligoula. Vénomar léfanav chira 'hadacha. Halélou Yah.
C'est pourquoi nous devons remercier, louer, célébrer, glorifier, exalter, magnifier, bénir, élever et acclamer Celui qui a fait pour nos pères et pour nous tous ces miracles : Il nous a fait passer de l'esclavage à la liberté, de la tristesse à la joie, du deuil à la fête, de l'obscurité à une grande lumière et de la servitude à la délivrance. Disons devant Lui un chant nouveau : Halélouyah !
La deuxième coupe
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר גְּאָלָנוּ וְגָאַל אֶת אֲבוֹתֵינוּ מִמִּצְרַיִם, וְהִגִּיעָנוּ הַלַּיְלָה הַזֶּה לֶאֱכָל בּוֹ מַצָּה וּמָרוֹר. כֵּן יְיָ אֱלֹהֵינוּ וֵאלֹהֵי אֲבוֹתֵינוּ יַגִּיעֵנוּ לְמוֹעֲדִים וְלִרְגָלִים אֲחֵרִים הַבָּאִים לִקְרָאתֵנוּ לְשָׁלוֹם, שְׂמֵחִים בְּבִנְיַן עִירֶךָ וְשָׂשִׂים בַּעֲבוֹדָתֶךָ. וְנֹאכַל שָׁם מִן הַזְּבָחִים וּמִן הַפְּסָחִים אֲשֶׁר יַגִּיעַ דָּמָם עַל קִיר מִזְבַּחֲךָ לְרָצוֹן, וְנוֹדֶה לְךָ שִׁיר חָדָש עַל גְּאֻלָּתֵנוּ וְעַל פְּדוּת נַפְשֵׁנוּ. בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, גָּאַל יִשְׂרָאֵל.
Baroukh ata Adonaï Élohénou mélèkh haolam, achèr guéalanou végaal èt avoténou mimitsrayim, véhiguianou halayla hazé léékhal bo matsa oumaror. Kén Adonaï Élohénou vélohé avoténou yaguiénou lémoadim vélirgalim a'hérim habaïm likraténou léchalom, sémé'him bévinyan irékha véssassim baavodatékha. Vénokhal cham min hazéva'him oumin hapéssa'him achèr yaguia damam al kir mizba'hakha lératson, vénodé lékha chir 'hadach al guéoulaténou véal pédout nafchénou. Baroukh ata Adonaï, gaal Israël.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous as délivrés et as délivré nos pères d'Égypte, et nous as fait parvenir à cette nuit pour y manger la matsa et le maror. Ainsi, Éternel notre Dieu et Dieu de nos pères, fais-nous parvenir en paix à d'autres fêtes et d'autres pèlerinages qui viennent à notre rencontre, joyeux de la reconstruction de Ta ville et heureux de Ton service ; nous y mangerons des sacrifices et des agneaux pascals, dont le sang atteindra le mur de Ton autel pour être agréé, et nous Te rendrons grâce par un chant nouveau pour notre délivrance et le rachat de nos âmes. Béni sois-Tu, Éternel, qui as délivré Israël.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam boré péri haguéfèn.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui crées le fruit de la vigne.
6 à 10. Ra'htsa, Motsi, Matsa, Maror, Korekh
Ra'htsa : l'ablution des mains
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת יָדַיִם.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, achèr kidéchanou vémitsvotav vétsivanou al nétilat yadayim.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné l'ablution des mains.
Motsi, Matsa
On tient les trois matsot, puis on mange, accoudé, au moins un kazayit (environ 27 g) de matsa.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, הַמּוֹצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ. בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל אֲכִילַת מַצָּה.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, hamotsi lé'hèm min haarèts. Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, achèr kidéchanou vémitsvotav vétsivanou al akhilat matsa.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui fais sortir le pain de la terre. Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de manger la matsa.
Maror
On trempe le maror dans le 'harosset, puis on le mange sans s'accouder.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָנוּ בְמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל אֲכִילַת מָרוֹר.
Baroukh ata Adonaï, Élohénou mélèkh haolam, achèr kidéchanou vémitsvotav vétsivanou al akhilat maror.
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de manger le maror.
Korekh
זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ כְּהִלֵּל. כֵּן עָשָׂה הִלֵּל בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ הָיָה קַיָּם: הָיָה כּוֹרֵךְ מַצָּה וּמָרוֹר וְאוֹכֵל בְּיַחַד, לְקַיֵּם מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלֻהוּ.
Zékhèr lamikdach kéHillel. Kén assa Hillel bizman chébét hamikdach haya kayam. Haya korékh matsa oumaror véokhél béya'had, lékayém ma chénéémar. Al matsot oumérorim yokhélouhou.
En souvenir du Temple, comme faisait Hillel. Ainsi faisait Hillel quand le Temple existait : il enroulait ensemble la matsa et le maror et les mangeait ensemble, pour accomplir ce qui est dit : « Ils le mangeront avec des matsot et des herbes amères. »
11 à 13. Choul'han orekh, Tsafoun, Barekh
On sert le repas de fête. À la fin, on mange l'afikomane, avant minuit, en disant :
זֵכֶר לְקָרְבָּן פֶּסַח הַנֶּאֱכָל עַל הַשּׂוֹבַע.
Zékhèr lékorban péssa'h hanéékhal al hassova.
En souvenir du sacrifice pascal, que l'on mangeait à satiété.
On récite le Birkat Hamazon sur la troisième coupe, puis on la boit après la bénédiction du vin.
Chefokh hamatkha
On remplit la coupe du prophète Élie et l'on ouvre la porte :
שְׁפֹךְ חֲמָתְךָ אֶל הַגּוֹיִם אֲשֶׁר לֹא יְדָעוּךָ וְעַל מַמְלָכוֹת אֲשֶׁר בְּשִׁמְךָ לֹא קָרָאוּ. כִּי אָכַל אֶת יַעֲקֹב וְאֶת נָוֵהוּ הֵשַׁמּוּ. שְׁפָךְ עֲלֵיהֶם זַעֲמֶךָ וַחֲרוֹן אַפְּךָ יַשִּׂיגֵם. תִּרְדֹף בְּאַף וְתַשְׁמִידֵם מִתַּחַת שְׁמֵי יְיָ.
Chéfokh 'hamatékha èl hagoyim achèr lo yédaoukha véal mamlakhot achèr béchimkha lo karaou. Ki akhal èt Yaakov véèt navéhou héchamou. Chéfakh aléhèm zaamékha va'haron apékha yassiguém. Tirdof béaf vétachmidém mita'hat chémé Adonaï.
Déverse Ta colère sur les nations qui ne Te connaissent pas et sur les royaumes qui n'invoquent pas Ton nom, car ils ont dévoré Jacob et dévasté sa demeure. Déverse sur eux Ta fureur, que l'ardeur de Ta colère les atteigne ; poursuis-les avec colère et anéantis-les de dessous les cieux de l'Éternel.
14 et 15. Hallel et Nirtsa
On achève le Hallel et l'on boit la quatrième coupe. Le Seder se conclut ainsi :
Nirtsa
חֲסַל סִדּוּר פֶּסַח כְּהִלְכָתוֹ, כְּכָל מִשְׁפָּטוֹ וְחֻקָּתוֹ. כַּאֲשֶׁר זָכִינוּ לְסַדֵּר אוֹתוֹ כֵּן נִזְכֶּה לַעֲשׂוֹתוֹ. זָךְ שׁוֹכֵן מְעוֹנָה, קוֹמֵם קְהַל עֲדַת מִי מָנָה. בְּקָרוֹב נַהֵל נִטְעֵי כַנָּה פְּדוּיִם לְצִיּוֹן בְּרִנָּה.
'Hassal sidour péssa'h kéhilkhato, kékhol michpato vé'houkato. Kaachèr zakhinou léssadér oto kén nizké laassoto. Zakh chokhén méona, komém kéhal adat mi mana. Békarov nahél nité khana pédouyim léTsiyon bérina.
Le Seder de Pessa'h s'achève selon ses règles, selon toutes ses lois et ses prescriptions. De même que nous avons eu le mérite de l'organiser, puissions-nous avoir le mérite de l'accomplir. Toi le Pur qui demeures dans les cieux, relève l'assemblée innombrable ; bientôt, conduis les plants de Ta vigne, délivrés, vers Sion dans l'allégresse.
לְשָׁנָה הַבָּאָה בִּירוּשָלַיִם הַבְּנוּיָה.
Léchana habaa biYérouchalayim habénouya.
L'an prochain à Jérusalem reconstruite !
Les chants de la fin du Seder
Après Nirtsa, on chante tard dans la nuit : E'had mi yodéa, le chant des nombres, et 'Had gadya, l'histoire du petit chevreau, que beaucoup de familles séfarades chantent aussi en judéo-arabe ou en ladino. C'est souvent le moment préféré des enfants, et une belle occasion pour un futur Bar Mitzvah de lire sa première page de Haggada en hébreu.
À lire aussi : le Seder de Pessa'h, Ma nichtana, Pessa'h : date et signification. Toutes nos prières en hébreu et en phonétique sont réunies sur la page prières juives en phonétique.
Sources
- Exode 12 et 13 ; Deutéronome 26, 5-8.
- Michna Pessa'him, chapitre 10.
- Choulhan Aroukh, Ora'h 'Haïm 472 à 481.
- Texte hébreu : Haggada de Pessa'h, domaine public (Sefaria). Phonétique et traduction : Bar-Mitzvah.fr.
Questions fréquentes
Que veut dire Haggada ?
« Le récit ». La Torah demande de raconter la sortie d'Égypte à ses enfants le soir de Pessa'h : « Tu raconteras à ton fils » (véhigadta lévinkha).
Quelles sont les 15 étapes du Seder ?
Kadech, Ourhats, Karpas, Ya'hats, Maguid, Ra'htsa, Motsi, Matsa, Maror, Korekh, Choul'han orekh, Tsafoun, Barekh, Hallel et Nirtsa.
Peut-on lire la Haggada en français ?
Oui : l'essentiel est que chacun comprenne le récit. Beaucoup de familles lisent en hébreu, puis expliquent en français ; la phonétique permet à tous de participer.
Quelle est la différence entre la Haggada séfarade et ashkénaze ?
Le texte est presque identique. Les différences portent surtout sur l'ordre des quatre questions, quelques usages (le plateau passé au-dessus des têtes) et les chants de la fin.

